préconditionnés

Première apparition dans le Monde Diplomatique en décembre 1997 dans l'article Feu le citoyen ?, par François Brune.

Et pourtant, du point de vue de la démocratie, les sondages n’expriment rien : parce qu’ils ne font opiner les gens que sur des événements préconditionnés par l’idéologie dominante, parce qu’ils assimilent des impressions évanescentes à des suffrages mûrement réfléchis, parce qu’ils sont soudain proclamés sous la forme de sentences imprévisibles et fatales (« Les Français pensent que ») devant lesquelles le citoyen ne peut que gémir (s’il est « minoritaire ») ou se rallier (par vertige consensuel).