kitschelt

Première apparition dans le Monde Diplomatique en mars 2000 dans l'article Extrêmes droites européennes entre radicalité et respectabilité, par Jean-Yves Camus.

Ce ralliement des couches populaires au néolibéralisme, le politologue Herbert Kitschelt (7) l’explique par la globalisation de l’économie : celle-ci, en empêchant la mise en œuvre de politiques de réduction des inégalités reposant sur l’intervention de l’Etat, pousserait les électeurs les plus modestes à croire que la justice sociale pourrait être atteinte par le libre jeu du marché (présenté par les « populistes » et les ultra libéraux comme libérant les énergies créatrices et l’initiative individuelle, donc favorisant l’ascension sociale) et l’Etat-minimal.