gbakas

Première apparition dans le Monde Diplomatique en août 1982 dans l'article Autour de trois histoires exemplaires, par Georges Lory.

Ce sont des missionnaires américains spécialisés dans le harrisme ou des linguistes dûment diplômés qui vous apprennent l’abidjanais : un canari est un récipient en terre cuite, des tapettes, cause du bruit qu’elles font en tapant sur le talon, ce sont des nu-pieds que nous appelons tongs, improprement d’ailleurs, puisqu’il s’agit de sori en japonais, tabler signifie mettre la table et blaguer, a ici le sens de tromper, et les initiés verront des conducteurs de gbakas envoyer l’argent au bana-bana sous l’ apatam en papo pour acheter du bangui et du niamakoudji un peu ouya ouya.