foulure

Première apparition dans le Monde Diplomatique en novembre 1995 dans l'article Une culture et une langue bien vivantes, par Alexis Betemps.

Les ménagères valdôtaines font leurs courses au supermarché du coin, mais de nombreuses familles aiment cependant faire elles-mêmes leur propre charcuterie, cuire leur pain, produire leur vin, distiller leur eau-de-vie afin de les partager avec les amis et les voisins qui savent apprécier, ou avec quelques rares « étrangers » pour leur faire plaisir et les épater ; les malades se rendent chez le médecin, mais le recours aux guérisseurs, d’ailleurs particulièrement efficaces, est fréquent pour certains maux comme les brûlures, dartres et verrues, meurtrissures, et, en cas de foulure, la visite au rebouteux est pratiquement la règle ; l’individualisme est fort, mais les anciens consortages pour la gestion et l’entretien des propriétés communes (canaux d’irrigation, chemins agricoles, forêts, alpages, etc.