bieito

Première apparition dans le Monde Diplomatique en avril 2010 dans l'article Art contemporain, les créateurs en mal de provocation, par Dany-Robert Dufour.

Le metteur en scène, Calixto Bieito, n’a d’ailleurs pas hésité à délivrer les pensées fortes qui l’ont inspiré : « La modération tue l’esprit », « la colère et la haine peuvent être une force motivante utile », « l’animalisme est parfaitement sain », « vous pouvez seulement comprendre quelqu’un de votre sexe »… Ce pense-bête sadien au rabais, avec lequel, de plus en plus souvent, on aborde aujourd’hui les œuvres classiques, se revendique, évidemment, comme subversif : c’est là sa seule légitimité… Mais cette subversion ne consiste qu’à affirmer le principe libéral fondamental : il n’existe aucune autre réalité que celle de l’individu ; tout ensemble social n’est que le résultat de l’action des individus ; enfin, les hommes visent toujours dans leurs échanges la maximisation de leurs gains.